Actualités pour le moment
COP29 : les changements pour l’environnement en France
La COP29 sur le climat s’est tenue à Bakou, en Azerbaïdjan, du 11 au 22 novembre 2024, sous la présidence de ce pays. Elle a été présentée comme une étape décisive pour répondre à une question très concrète : comment financer, à grande échelle, l’action climatique dans le monde, tout en préparant la prochaine phase d’ambition de l’Accord de Paris ?
Pour vous, acteur de projets en France, ces négociations ne restent pas à l’état de grandes déclarations. Elles dessinent le cadre dans lequel vous allez imaginer, financer et faire accepter vos projets environnementaux dans les années à venir. Les décisions de la COP29 concernent aussi bien vos études d’impact que vos montages financiers, vos choix techniques et vos échanges avec l’administration.
COP29 : une nouvelle donne financière favorable aux projets engagés
La COP29 a abouti à un accord majeur sur la finance climat, qui succède à l’objectif historique des 100 milliards de dollars par an décidés en 2009. Les parties se sont mises d’accord sur deux nouveaux jalons à l’horizon 2035 : augmenter les financements mondiaux pour l’action climatique à 1 300 milliards de dollars par an toutes sources confondues, et fixer un nouvel objectif d’au moins 300 milliards de dollars par an pour les pays en développement.
Concrètement, cela signifie que l’action climatique doit passer à l’échelle. Ce nouveau cadre vise à presque tripler les investissements consacrés à la réduction des émissions et à l’adaptation, en mobilisant à la fois les budgets publics, les banques de développement, la finance privée et des sources innovantes comme de nouvelles taxes sur des activités polluantes.
Pour vous, ces impacts se traduisent par un signal clair : Les dispositifs de financement, en France et en Europe, ont vocation à s’aligner sur cette ambition. Les projets qui répondent à des enjeux de transition énergétique, d’adaptation aux risques climatiques ou de protection des écosystèmes bénéficient d’un contexte plus favorable.
Pour approfondir le contexte et les engagements français à la COP29, vous pouvez consulter la page dédiée du ministère de la Transition écologique, qui détaille les principales avancées et les chiffres clés : COP29 climat – Ministère de la Transition écologique.
À retenir :
Si votre projet démontre sa contribution à la transition bas-carbone et à l’adaptation, vous devenez plus crédible aux yeux des banques, des fonds, des collectivités et des services de l’État.
Ainsi, le sujet ne se limite plus à “Y aura-t-il des financements ?”. La vraie question devient : comment formuler votre projet pour qu’il s’inscrive dans ces priorités et capte ces flux financiers ?
Des études d’impact plus exigeantes, mais plus valorisantes
La COP29 renforce le rôle des études d’impact : elles doivent désormais intégrer plus clairement le climat, l’adaptation et la biodiversité.
Le volet climat prend une place centrale, avec la nécessité de quantifier les émissions du projet, de les comparer à un scénario de référence et de montrer sa contribution aux trajectoires de réduction (-43 % en 2030, -60 % en 2035).
Dans un même temps, l’analyse de la vulnérabilité climatique devient incontournable : il s’agit de démontrer comment le projet restera fonctionnel face aux canicules, inondations ou sécheresses à venir.
La prise en compte de la biodiversité et des sols se renforce également, avec une attention particulière portée aux continuités écologiques et à la qualité des mesures de compensation. Ces évolutions peuvent donner l’impression d’un niveau d’exigence toujours plus élevé.
Voici justement sur quoi vous pouvez faire la différence : en faisant de l’étude d’impact non plus un simple passage administratif, mais un véritable outil de valorisation de votre projet auprès de l’administration, des financeurs et des parties prenantes.
Geoness se charge de votre étude d'impact !
CONTACTEZ-NOUSComment adapter concrètement vos projets
À ce stade, vous vous demandez peut-être comment intégrer ces critères dans la conception de vos projets, sans complexifier inutilement votre démarche. La bonne nouvelle, c’est que quelques réflexes simples peuvent déjà faire une grande différence.
D’abord, vous pouvez clarifier votre ambition environnementale dès le départ. Avant même de lancer les études détaillées, prenez le temps d’écrire en quelques phrases :
- en quoi votre projet réduit ou évite des émissions par rapport à une situation de référence ;
- comment il prend en compte les risques climatiques pour rester fonctionnel à long terme ;
- quels bénéfices il apporte à son territoire (énergie, eau, sols, paysages, biodiversité, emploi).
Ensuite, il est utile d’intégrer ces enjeux dans vos choix techniques, et pas seulement dans le dossier final. Par exemple, vous pouvez :
- anticiper la gestion des eaux pluviales dans un climat plus extrême ;
- travailler la trame verte et bleue sur le site et autour du projet ;
- organiser les flux logistiques et les mobilités pour réduire les déplacements les plus émetteurs.
Conseils Geoness :
Vous pouvez également travailler vos études d’impact pour qu’elles soient pédagogiques. Des cartes claires, quelques schémas, des scénarios comparés et un résumé non technique accessible facilitent la compréhension. Lorsque les parties prenantes comprennent ce que vous faites et pourquoi, le dialogue devient plus constructif.
Exemple concret : une centrale photovoltaïque
Pour rendre ces enjeux plus concrets, prenons l’exemple d’une PME industrielle qui souhaite installer une centrale photovoltaïque au sol à proximité de son site, afin de couvrir une partie de ses consommations électriques et de sécuriser sa facture d’énergie. À première vue, le projet semble évident : il produit une énergie décarbonée, améliore la compétitivité de l’entreprise et renforce son image. Pourtant, dans ce contexte, ce type de projet doit être pensé avec méthode pour tirer pleinement parti du nouveau cadre.
Très vite, le dirigeant se heurte à plusieurs questions : Comment démontrer que le projet s’inscrit clairement dans la trajectoire de réduction des émissions ? Comment intégrer les risques climatiques futurs (canicules, sécheresses, épisodes de pluie intense) dans la conception du site ? Comment répondre aux attentes de l’administration sur la biodiversité, les sols ou le paysage, notamment si le terrain est en zone agricole ou naturelle ?
Dans ce cas, la COP29 ne complique pas le projet : elle lui donne des points d’appui. L’entreprise peut montrer que son installation solaire contribue à la baisse de la consommation d’énergies fossiles, qu’elle participe à l’augmentation des capacités renouvelables attendue au niveau européen et qu’elle s’inscrit dans un mouvement global de sécurisation énergétique.
Geoness accompagne ce type de porteur de projet à plusieurs niveaux. D’abord, en l’aidant à clarifier son ambition environnementale : part de consommation couverte par le solaire, réduction estimée des émissions, articulation avec d’éventuelles actions de sobriété ou d’efficacité énergétique. Ensuite, en intégrant ces éléments dans l’étude d’impact : évaluation carbone du projet, analyse fine des risques climatiques sur les installations, prise en compte des enjeux écologiques du site, mesures d’évitement et de compensation adaptées.
Les + de Geoness :
Nous travaillons sur la lisibilité du dossier : cartes claires, visualisation des emprises, explication pédagogique des choix techniques, mise en avant des bénéfices pour le territoire (emploi local, fiscalité, production d’énergie décarbonée). Cela favorise le dialogue avec les services de l’État, les élus et les riverains.
Au final, grâce à un accompagnement adapté, votre projet devient un exemple concret de transition réussie : un projet utile à l’entreprise, au territoire et aux objectifs climatiques nationaux.
Vous avez un projet similaire ?
CONTACTEZ-NOUSComment Geoness sécurise vos projets
Chez Geoness, nous suivons de près les décisions des COP, les textes européens et la réglementation française pour les traduire en actions opérationnelles sur vos projets.
Concrètement, nous pouvons vous aider à :
- cadrer votre projet dès l’amont, en clarifiant vos objectifs climatiques, d’adaptation et de biodiversité ;
- structurer et rédiger vos études d’impact pour qu’elles répondent aux attentes des services instructeurs tout en restant lisibles ;
- sécuriser vos démarches d’autorisation (ICPE, loi sur l’eau, dérogations espèces protégées, projets ENR, carrières, aménagements) ;
- mettre en valeur vos atouts environnementaux dans vos dossiers de financement et vos échanges avec les partenaires.
La prochaine étape se jouera à la COP30, au Brésil, où les États devront relever encore leurs engagements pour 2035 : en préparant vos projets dès maintenant, vous prenez une longueur d’avance sur ce futur cadre.
Vous aimerez aussi
UN PROJET À CONCRÉTISER ? PARLONS-EN !
Que ce soit un dossier ICPE, un parc photovoltaïque ou un projet de carrière, notre équipe est prête à vous accompagner. Contactez-nous pour un échange personnalisé et une première évaluation gratuite.